Présentation des actions

1. Les forages

Les Forages

Dans les actions menées par DILE, l’eau est la première des priorités.

 

En effet, les villageois de la savane boivent essentiellement l’eau des marigots, alimentés par les pluies abondantes de l’été. Mais cette eau est polluée, souillée par le bétail et les bêtes sauvages et les réserves sont souvent très éloignées des villages.

Les femmes et les petites filles sont chargées de transporter le précieux liquide par d’incessants aller-retour sur des chemins caillouteux et ce au détriment d’autres activités en particulier la fréquentation de l’école pour les plus jeunes.

 

La meilleure solution est la réalisation de forages qui viennent pomper en profondeur l’eau potable des nappes phréatiques. Mais tous les villages ou presque réclament un forage.

Comment décider lesquels pourront en bénéficier ?

En pratique, ceux démunis d’eau potable mettent en place un comité de gestion et ouvrent un compte bancaire avec une petite trésorerie, puis posent leur candidature auprès de l’ADT.

Celle-ci étudie l’urgence du projet et transmet à Dilé les demandes les plus pressantes qui sont alors financées en fonction des possibilités.


En 15 ans, 30 forages ont été créés. Leur entretien est assuré par les comités de gestion et Dilé contrôle régulièrement leur bon fonctionnement.

La bonne qualité de l’eau permet de réduire significativement les pathologies toxi-infectieuses, améliore l’hygiène des populations, allège le travail des femmes et facilite la scolarisation

des petites filles.




Mis à jour (Dimanche, 04 Août 2019 20:27)

 

2- Campagne de soins ophtalmologiques

Voici les différentes étapes d’une campagne de soins ophtalmologiques :

Dile2009_im5- information de la population par les CSPS (Centre de soins et de promotion sociale) des dates de la prochaine campagne et de la manière dont elle va se dérouler ;

- présélection des patients par les CSPS, suivie de la délivrance des soins concernant les différentes pathologies détectées et de la désignation de ceux qui sont susceptibles de bénéficier d’une opération de la cataracte, qui sont alors préparés en vue de l'intervention ;

- établissement du planning opératoire sur 15 jours, pour l'opération d'une centaine de patients ;

- mise à disposition du matériel fourni par Dilé pour les chirurgiens : groupes électrogènes, kits de chirurgie, médicaments, implants, ... sans oublier l'installation d'une climatisation indispensable au bon déroulement des interventions ;

- le suivi post-opératoire comporte 4 consultations permettant de s’assurer de l’absence de complication infectieuse ; elle dure 6 semaines.

Dile2009_im29Précédemment, il a été nécessaire de donner une formation spécifique en ophtalmologie aux 10 infirmiers chargés de seconder les médecins.

La mise en place de ces campagnes a été instamment réclamée par la population de cette région, le Nahouri, dépourvue de structures adaptées et particulièrement touchée par maintes affections oculaires entraînant bien souvent la cécité. Qui plus est, la population très pauvre serait incapable de financer ces soins très coûteux. Il leur est tout de même réclamé par principe une participation de 2000 CFA (3 euros) par intervention.

 

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Mis à jour (Lundi, 29 Juillet 2019 20:14)

 

3. Micro crédit

En 2007 des membres de Dilé se proposèrent de mettre en place un système de micro crédit destiné aux quelques femmes qui acceptèrent de se lancer dans "l'aventure".

Bien que pressentant quelques obstacles dans la mise en place de ce projet, mais forts de la réussite du Dr Yunus (prix Nobel de la Paix en 2006) au Bangladesh, ils apprirent à ces femmes, pour la plupart illettrées, à s’organiser en association, à emprunter de l’argent, à mener à bien leur projet et, surtout, à rembourser l’emprunt.

Les femmes burkinabé ont joué le jeu et cela a marché. Un groupement a été créé en 2009, qui se nomme « Nassara Zéna », un bureau élu et un compte bancaire ouvert. Le fonctionnement est bien défini et chacune doit se plier aux règles.

Chaque village est représenté par une femme référente qui transmet les demandes. Quand elles sont retenues, une carte de prêt est établie comportant l’identité de la postulante, l’objet du prêt, son montant, l’intérêt demandé (5% qui viennent s'ajouter au fonds de roulement) et l’étalonnement des remboursements.

Chaque année, une quarantaine de femmes bénéficient d'un prêt, généralement pour une durée de 10 mois.

En 2018, le fonds alimentant ce micro-crédit a atteint un montant de 7 000 €.

Mis à jour (Lundi, 29 Juillet 2019 19:59)

 

4. Le CREN

Créé en 1979 par la Congrégation des Dominicaines, le CREN (Centre de Renutrition et d'Education Nutritionnelle) prend en charge de très jeunes enfants en grande détresse physiologique ainsi que leurs mères, guère mieux loties. Si les bébés doivent être hospitalisés et même subir une intervention chirurgicale, le centre assure les frais occasionnés.

Le CREN tente aussi d'alphabétiser les mères, auxquelles on apprend à nourrir correctement et à soigner les enfants.

Une grande ONG internationale aura largement soutenu le centre pendant des années, jusqu’en 2008, date à laquelle son engagement prenait fin.

Dilé a pris le relais. Sans ce soutien financier, le CREN ne pourrait pas continuer à s’approvisionner en nutriments et médicaments nécessaires à la survie des bébés.

Des subsides sont donc accordés chaque année, à hauteur de 3 500 à 4 000 €, soit 40% environ du budget du centre, la directrice ayant, en retour, l’obligation de justifier ses dépenses.

Mis à jour (Dimanche, 04 Août 2019 20:24)

 

5. La construction d'écoles

1- Sur la commune de Tiébélé :

Dans un secteur comprenant 4 000 habitants, composé de trois villages, totalement dépourvu d'école, où le taux d'analphabétisme était voisin de 100 %, et sur proposition de l'inspecteur de l'enseignement primaire qui s'était engagé à prendre en charge la nomination des instituteurs, Dilé a décidé la construction, dans le village de Boungou, d'une école de 3 classes avec des latrines et 3 logements destinés aux instituteurs, afin d'être sûr que ceux-ci acceptent de venir enseigner dans cette zone très excentrée et, ensuite et surtout, d'y rester.

Une fois le projet de construction bien défini, l'emplacement choisi en accord avec les chefs des  villages concernés, c’est Cyril Kouhizoura (Président de l'ADT) notre partenaire à l'époque, qui a été le lien entre nous et les entreprises : demande de devis (étudiés minutieusement par les membres de Dilé) et suivi des travaux.

La construction des bâtiments a été réalisée en 2008-2009.

Les villageois participèrent en creusant les fondations et en acheminant les matériaux, tels le sable et le gravier, ainsi que l'eau nécessaires à la fabrication du béton.

Une 2ème tranche, avec la construction de trois classes supplémentaires et de latrines a été réalisée en 2013 et 2014,

Ce sont donc environ 250 enfants qui ont pu suivre un enseignement dans des conditions satisfaisantes, dès le 2ème trimestre 2014.


Courant 2015, une aide a été accordée pour résoudre des problèmes importants de dégradation des enduits extérieurs et intérieurs sur les trois premiers bâtiments construits, ainsi que des anomalies au niveau de l’ancrage de la toiture : l’entreprise ayant assuré la construction des bâtiments avait disparu.
En 2018, DILÉ a accepté de financer la réfection de l’installation électrique du premier bâtiment, fonctionnant à l’énergie solaire, opération qui s’est accompagnée de l’extension de l’éclairage au 2ème bâtiment, avec notamment la mise en place de batteries supplémentaires.


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2) Sur la commune de PÔ :

En 2011, le maire de Pô nous avait fait part de son souhait de faire construire une école dans le village de Gougogo-Kampala, situé dans une zone où l'analphabétisme est particulièrement important.

Faute de place, peu d'enfants pouvaient suivre l'enseignement qui se déroulait dans une classe provisoire faite en tôle ondulée, créant des conditions déplorables quand il fait 40° à l'ombre, ou lors de la saison des pluies...

Le maire a proposé un cofinancement entre DILÉ et la commune pour l'édification de trois classes, un bureau, un magasin et des latrines. A ces dépenses s’est ajouté le coût de l’équipement en mobilier.

Nous avons accepté ce partenariat et la construction de l’école s’est achevée à la fin de l’année 2012, permettant à 250 enfants de suivre des cours dans des conditions satisfaisantes.

Par la suite, le maire de Pô nous a sollicités à nouveau pour la construction d’une 2ème tranche, avec le même cofinancement qu’en 2012.

En 2017, la construction de trois classes (y compris l’achat de mobilier) et d’un nouveau bloc de latrines, a pu être réalisée; avec le même cofinancement qu’en 2012.

Ce sont 350 enfants qui peuvent, maintenant suivre des cours dans des conditions satisfaisantes.

 

Mis à jour (Samedi, 03 Août 2019 20:12)

 
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